Aller au contenu

Comment tout ça fonctionne : du Tsav Rishon au poste

Coup d'œil en 30 secondes

L'armée ne donne pas de poste tout de suite. Elle commence par mesurer plusieurs de tes indicateurs, puis elle t'affiche la liste des postes qui te sont ouverts, et c'est toi qui les classes. Meilleurs sont tes résultats, plus la liste est longue. Plus tu remplis le questionnaire de préférences honnêtement et avec attention, plus tu as de chances d'obtenir ce que tu veux.

Voici l'ordre : Tsav Rishon → Yom Ha-MEA → questionnaire de préférences → sélections (pas pour tout le monde) → incorporation.

Cette page a été vérifiée par rapport aux articles officiels du site de recrutement en septembre 2026. En septembre 2021, le système de sélection a beaucoup changé : le score global Kaba a été supprimé, le Dapar est devenu adaptatif, le Yom Ha-MEA s'est ouvert aux garçons. C'est pourquoi beaucoup de conseils trouvés sur internet, et même d'anciens articles du site lui-même, décrivent encore les anciennes règles.

1. Tsav Rishon — la première convocation au bureau de recrutement

En général en 11ᵉ année ; avant la 11ᵉ année, personne n'est convoqué au Tsav Rishon. Ça prend une longue journée. Ça se déroule en deux parties.

Partie A — à la maison, avant de te présenter

Sans ça, on ne te laisse même pas entrer au bureau de recrutement :

  • Le questionnaire de vérification des données, dans ton espace personnel sur le site mitgaisim.idf.il ou dans l'appli « Mitgaïssim » — données personnelles, famille, études, contacts. Plus une vérification téléphonique : quelqu'un de Meitav t'appelle et repasse les données à voix haute. Le questionnaire et l'appel sont tous les deux obligatoires.
  • Le questionnaire médical — tu remplis une partie toi-même sur le site, l'autre est remplie par ton médecin traitant (taille, poids, tension, pouls). Valable 3 mois.
  • Une analyse d'urine — pas plus vieille que 3 mois le jour de la convocation (un vieil article du site dit « 6 mois », les plus récents disent 3 ; fie-toi à 3). Un contrôle de la vue chez un optométriste ; si ta vue est pire que moins 4, il faut en plus un examen du fond d'œil chez un ophtalmologue. Mieux vaut le faire à l'avance à ta caisse d'assurance maladie, sinon tu attendras au bureau de recrutement.
  • Si tu as une maladie chronique, un diagnostic de TDAH, une ordonnance de Ritaline ou de Concerta, un bilan psychopédagogique, une décision de commission scolaire — charge tout sur le site à l'avance (voir section 12).

Ce qu'il faut apporter : la convocation, une pièce d'identité (teudat zehout, passeport israélien, permis de conduire israélien, teudat olé ou teudat shoher), les données de tes parents, le questionnaire médical signé, les résultats des analyses.

Le transport est gratuit : 48 heures avant la convocation, le billet se charge sur ta carte Rav-Kav via l'appli « Rav-Kav online ».

Partie B — les postes au bureau de recrutement

L'ordre est aléatoire, selon l'affluence.

PosteCe qui s'y passeCe que tu obtiens
Vérification des donnéesOn vérifie tes données personnelles ; après la vérification téléphonique, c'est rapide
Test psychotechniqueTest adaptatif sur ordinateur en quatre parties, environ 40 minutesNote Dapar + une note par partie
Test d'attentionTest sur ordinateur qui mesure l'attention soutenue ; depuis septembre 2024 il a lieu ici, et non plus au Yom Ha-MEANote d'attention
Entretien personnelDiscussion avec un·e interviewer psychotechnicien·neNote d'hébreu + indicateurs d'entretien
Commission médicaleExamen médicalProfil

Les bureaux de recrutement fonctionnent jusqu'à 17h. Si tu n'as pas fini en une journée, on te reconvoquera — c'est normal.

2. Tes indicateurs personnels (« netounim ichiim »)

Ce sont ces chiffres-là qui déterminent la liste des postes accessibles. Après le Tsav Rishon, ils apparaissent dans ton espace personnel (sur le site ou dans l'appli). Le site le précise : ces indicateurs ne sont pas définitifs et peuvent changer jusqu'au jour de l'incorporation.

Dapar (דפ"ר) — 10…90

Résultat du test psychotechnique, par paliers de 10. En plus de la note globale, tu obtiens une note par partie — de 1 à 9.

  • Quatre parties : analogies verbales, calcul (niveau environ 9ᵉ année), compréhension de consignes et analogies figuratives. Les deux dernières n'existent que dans le Dapar, l'école n'y prépare pas.
  • Le test est adaptatif : tout le monde commence à difficulté moyenne ; bonne réponse → question suivante plus dure, mauvaise réponse → plus facile. Chaque partie compte 10 à 30 questions, au total environ 40 minutes. Si ça devient dur, c'est bon signe, pas un échec.
  • Tu choisis toi-même la langue, et c'est un droit pour tout le monde, pas seulement pour les nouveaux immigrants : hébreu, russe, anglais, français, espagnol, amharique ou arabe. Le Dapar évalue le raisonnement, pas l'hébreu.
  • Sans aucun document, tout le monde a droit à la calculatrice, à des pauses entre les parties et à la lecture des questions à voix haute. Qui déclare une dyscalculie sévère passe un contrôle préalable et obtient un test adapté.
  • À quoi ça sert : avec d'autres données, le Dapar est le seuil pour être invité aux sélections des unités d'élite, il entre dans le calcul de l'aptitude à l'officiat et il conditionne l'accès à certaines spécialités. Après l'armée, cette note ne sert plus jamais.

Simulateur : dans l'espace personnel, menu « Lomdot » (לומדות) → « Lomdat Dapar ». Tous les types d'exercices avec correction immédiate, avec chronomètre en option — le site conseille justement de s'entraîner avec.

Repasser le Dapar — les règles depuis août 2026

  • Si ton Dapar est 80 ou moins, la demande de repasser est approuvée automatiquement, sans justificatif ni explication.
  • Une seule condition : avoir terminé toutes les étapes du Tsav Rishon (Dapar, test d'attention, entretien) et le Yom Ha-MEA. Une demande déposée avant la convocation au Yom Ha-MEA est refusée ; il faut la redéposer après.
  • Comment faire : espace personnel → « Processus d'incorporation » (תהליך הגיוס) → « Mes demandes » (הפניות שלי) → nouvelle demande. Écris que toutes les étapes et le Yom Ha-MEA sont terminés et que tu veux repasser le Dapar. On te fixera une date.
  • C'est la meilleure des deux notes qui est retenue. Avant de repasser, le site recommande de faire le simulateur.
  • La nouvelle note ne garantit pas de nouvelles sélections et ne change pas une affectation déjà faite, donc dépose ta demande juste après le Yom Ha-MEA.
  • Même règle pour le test d'attention : note de 3 ou moins → tu peux le repasser via la même démarche.

Note d'hébreu (« sioul ivrit ») — 5…8

Déterminée par ta façon de parler à l'entretien ; une partie des candidats passe en plus un test de compréhension écrite. Avec d'autres données, c'est un seuil pour être invité aux sélections des unités d'élite et une condition pour certains postes. Depuis la réforme de 2021, elle n'entre plus dans le calcul de l'aptitude à l'officiat.

Profil médical — 21…97

Un nombre qui reflète l'état de santé. 97 est le maximum : le profil 100 n'existe pas, parce que dans les années 50 on a décidé que le nombre devait tenir sur deux chiffres, pour économiser une colonne dans un tableau.

ProfilCe qu'il ouvre
97Toutes les unités combattantes, y compris les unités d'élite
82Unités de terrain et infanterie
72Service combattant, hors infanterie et compagnies de reconnaissance
64Soutien au combat et certains postes, par exemple chef de groupe
45Postes non combattants, sans travail physique lourd
25Pour les volontaires déclarés inaptes mais qui choisissent de servir
24Inapte temporaire (après une opération, une blessure) — réexaminé plus tard
21Inapte au service pour raisons médicales ou psychologiques

Des restrictions de santé légères ne font pas toujours baisser le profil — elles sont notées à part comme des « points de restriction », qui ferment certains postes précis. Pour les postes combattants, il y a aussi une exigence d'IMC (indice de masse corporelle) : 17–32 pour l'infanterie (18 et plus pour les unités spéciales), 17–35 pour le reste du combattant, aucune limite pour l'arrière.

Pas d'accord avec ton profil ? Un mois après le Tsav Rishon, tu peux déposer un recours au centre de service Meitav, avec des documents médicaux signés et à jour.

Indicateurs d'entretien et aptitude à l'officiat

  • L'entretien, depuis la réforme de 2021, ne donne plus une seule note : selon la description officielle, ce sont 15 indicateurs et sous-indicateurs qui prédisent la réussite dans différents postes. Dans l'espace personnel, ils apparaissent comme « impression d'entretien ».
  • L'aptitude à l'officiat (« matam le-ktzouna ») — une échelle de 0 à 3 : 0 signifie inapte (raisons médicales ou autres), 3 l'aptitude maximale. Elle est calculée trois fois : après le Tsav Rishon, à la fin des classes et après les tests d'officier ; c'est le dernier calcul qui compte. Les notes de commandement et de formation du Yom Ha-MEA l'influencent aussi.

Le Kaba a été supprimé — ne le cherche pas

Le Kaba (« kvoutsat eikhout », groupe de qualité) était une note unique de 41 à 56 : pour moitié le Dapar, pour moitié les années d'études et l'entretien. Depuis le 1er septembre 2021, il a été supprimé, il n'apparaît plus dans l'espace personnel. Les vieux articles du site de recrutement et certaines fiches de postes écrivent encore « Kaba 47 » ou « Kaba 52 » — ce sont des textes d'avant la réforme. Aujourd'hui, au lieu d'un seul chiffre, l'armée regarde l'ensemble des données ci-dessus, plus les notes du Yom Ha-MEA.

3. L'entretien personnel — ce qui s'y passe vraiment

L'entretien est mené par un·e interviewer psychotechnicien·ne. Le but est de comprendre à quel point tu es adapté au service en général, et au service combattant en particulier ; c'est aussi là qu'on attribue la note d'hébreu. Les conseils officiels du site de recrutement sont simples :

  • Sois toi-même. L'interviewer veut connaître le vrai toi, pour que les données te correspondent vraiment et que tu ailles là où tu pourras t'épanouir.
  • Sois patient. La journée est longue, tout le monde attend différemment.
  • Donne le meilleur de toi-même à chaque poste — il n'y aura pas de deuxième chance ce jour-là.

Ce qu'il est utile de dire : ce qui t'intéresse, ce que tu fais en dehors de l'école, si tu es prêt pour le service combattant. C'est là que ce guide te sera utile : nommer 2 à 3 filières concrètes qui t'intéressent et expliquer pourquoi, c'est bien plus fort que « je ne sais pas, on verra bien où on m'envoie ».

4. Yom Ha-MEA (יום המא"ה) — la journée d'orientation professionnelle

MEA = « sélection, repérage et orientation » (miyoun, itour ve-hatama). C'est la deuxième étape après le Tsav Rishon ; depuis 2021, garçons et filles la passent tous les deux. La convocation arrive en 11ᵉ ou 12ᵉ année — par courrier, SMS ou dans l'espace personnel. Pas reçue ? Appelle le centre de service Meitav, 1111, poste 1.

Ça se passe en ligne, depuis chez toi, de 8h à 16h ; ce ne sont pas des militaires qui l'organisent, mais des instituts civils de sélection (pour les garçons, « Keinan Shefi », pour les filles, « Adam Mila »).

Il te faut un ordinateur (pas un téléphone), une connexion internet stable, une webcam, un micro, une souris externe, Zoom installé, une pièce calme, du papier, un stylo, ta teudat zehout. Pas les conditions à la maison ? Via Meitav, tu peux le passer dans un institut à Tel-Aviv, Haïfa, Beer-Sheva ou Jérusalem.

Deux parties, dans un ordre aléatoire :

  1. Tests sur ordinateur (~2 heures, seul). Attention, précision et vitesse, traitement de l'information, perception spatiale, compréhension des systèmes techniques. Tout est à choix multiple, une seule bonne réponse, pas besoin d'écrire de texte. Les tests sont chronométrés, une erreur ne fait pas perdre de points — si tu n'as pas le temps, réponds au hasard.
  2. Zoom en groupe de 6 — trois épreuves : discussion de groupe (~1h30 : on vous donne une tâche, par exemple organiser une fête de quartier, et il faut construire une solution ensemble et la présenter) ; animation d'un exposé (10 minutes sur un support tout prêt, par exemple « les couleurs des bérets », que tu expliques ensuite au groupe à partir d'une présentation déjà faite — rien à inventer) ; mises en situation (jeu de rôle avec un·e évaluateur·rice : tu es serveur et il/elle est un client mécontent, ou tu es président du conseil des élèves et tu dois annoncer à un élève qu'il n'a pas été accepté).

Comment ne pas rater le coche avant même de commencer. Deux jours avant, un SMS de l'institut arrive : il faut confirmer ta participation via le lien et ton adresse e-mail — pour les garçons avant 12h la veille, pour les filles avant 14h — et attendre la confirmation que ta réponse a été prise en compte. Sans confirmation, tu n'es pas admis à la sélection. Le matin, les liens arrivent par e-mail, et tu es ajouté à un groupe WhatsApp pour les questions. Besoin de changer la date ? Dans l'espace personnel, onglet « Messages et convocations » (הודעות וזימונים), bouton « Reporter la convocation » (הזזת זימונים), au plus tard 3 jours avant.

Des notes de 1 à 5, dans douze « domaines », par groupes de compétences :

  • interpersonnelles : travail en équipe, commandement, relation aux autres, capacité à former les autres ;
  • cognitives : maniement technique, perception spatiale, traitement de l'information ;
  • personnelles : assiduité et persévérance, respect du cadre, maturité ;
  • exécutives : attention, gestion et organisation.

Chaque note est attribuée sur au moins deux épreuves et par deux évaluateurs, et elle ne dépend pas des autres : rater une épreuve n'est pas grave. Les notes sont visibles dans l'espace personnel ; elles ouvrent des postes dans le questionnaire de préférences, et les notes de commandement et de formation influencent l'aptitude à l'officiat.

Sans le Yom Ha-MEA, le questionnaire de préférences ne s'ouvre pas — tu seras affecté selon les seuls besoins de l'armée. Et sans lui, impossible de repasser le Dapar.

Les notes peuvent être contestées une fois : un formulaire sur le site, avec pour motifs — tu ne te sentais pas bien, un problème technique, la note ne reflète pas tes capacités, ou tes capacités ont progressé depuis une mekhina ou une année de service. Réponse sous 14 jours, c'est la meilleure note qui est retenue. Simulateur : dans l'espace personnel, « Lomdot » → « Lomdat Yom Ha-MEA » : une vidéo sur la journée, des tests chronométrés, trois vidéos sur la partie de groupe et des plans d'exposés pour t'entraîner.

5. Le questionnaire de préférences (« chéalon ha-adafot », ancien nom « manila »)

Il s'ouvre en août, entre la 11ᵉ et la 12ᵉ année, pour ceux qui ont terminé le Tsav Rishon et le Yom Ha-MEA. Chacun a le sien, selon le profil, les données du Tsav Rishon et les résultats du Yom Ha-MEA. Tu vois la liste des postes qui te sont accessibles et tu les classes de 1 à 5.

Le questionnaire contient deux types de postes :

  • « Kvia » (קביעה) — une affectation sans sélection supplémentaire ;
  • « Itour » (איתור) — qui demandent de passer une sélection (gibouch, tests, journées de sélection).

Il est recommandé de bien noter les deux types.

Les règles qui influencent vraiment le résultat

  • Ne cocher qu'un seul poste est une mauvaise stratégie. Contrairement à une idée reçue, ça DIMINUE tes chances de l'obtenir. Coche-en plusieurs, différents.
  • Tout noter bas est mauvais aussi : dans ce cas, tu seras simplement affecté selon les besoins de l'armée.
  • Réponds honnêtement à la question sur ton envie d'être combattant (échelle de 1 à 5, pour les garçons c'est au début du questionnaire). Cette réponse détermine les questions et les postes suivants qu'on te proposera. Si tu mens, tu obtiendras une liste qui ne te correspond pas.
  • Le questionnaire peut être modifié autant de fois que tu veux, tant qu'il est ouvert. Remplis-le tôt : une partie des sélections se fait par ordre de dates, et ceux qui arrivent en retard n'y participent tout simplement pas.
  • Pour le profil combattant, le questionnaire se ferme environ 3 mois avant l'incorporation ; pour le profil de l'arrière, deux mois après l'ouverture (début octobre).
  • Si le poste que tu veux n'est pas dans le questionnaire, tu peux faire une demande séparée dans ton espace personnel.

6. Les sélections (gibouchim) — fenêtres, règles et portes de secours

Les recrues sont réparties en deux semestres d'incorporation (« hatsiyot gyious ») : A — incorporation de juillet à novembre, B — de décembre à avril. C'est le semestre qui détermine quand ont lieu tes sélections :

  • Fenêtre A — novembre-février en 12ᵉ année : pour l'incorporation du semestre A, et en fait pour tous ceux qui ont terminé le Tsav Rishon, le Yom Ha-MEA et rempli le questionnaire.
  • Fenêtre B — juillet-août : seulement pour l'incorporation du semestre B.
  • Les sélections ne sont proposées qu'à ceux qui ont terminé le Tsav Rishon et le Yom Ha-MEA et qui ont reçu une date d'incorporation provisoire.
  • La sélection pour « programmes de spectacle et communication » (havaï ve-tikshoret) a lieu une fois par an, en novembre, et sans le questionnaire préalable qui s'ouvre en juillet, impossible d'y accéder.

Une partie des postes exige de passer une sélection : physique et psychologique, de un jour à une semaine. La « journée des compagnies de reconnaissance » (yom sayarot) demande un profil de 82 ou plus et un Dapar de 50 ou plus ; il faut apporter une pièce d'identité et un certificat du médecin traitant de moins de 90 jours — sans lui, tu n'es pas admis à la sélection.

Quelques règles de cumul (selon le site de recrutement) :

  • les sélections pour les programmes de spectacle et communication, la réserve académique et technologique, et les sélections combattantes pour les filles peuvent se faire en parallèle de tout le reste ;
  • ceux qui échouent à la sélection du programme « Shahakim » en renseignement ne peuvent plus se présenter au reste du renseignement (sauf exceptions) ; même chose pour un échec à la sélection « renseignement-arabe » ;
  • le gibouch du cours de pilotage peut se faire dans la même fenêtre, mais seulement après la fin des procédures du cours de pilotage.

Rater un gibouch n'est pas la fin : il reste tous les postes « kvia » et d'autres filières (voir section 10).

7. Ce qu'il faut faire dès maintenant, avant le Tsav Rishon

  1. Faire l'analyse d'urine et le contrôle de la vue à ta caisse d'assurance maladie, faire signer le questionnaire médical par ton médecin traitant, tout charger sur le site (ça t'économise des heures d'attente).
  2. Remplir le questionnaire de vérification des données dans ton espace personnel et répondre à l'appel de Meitav — sans ça, on ne te laisse pas entrer.
  3. Parcourir ce guide et noter 5 à 10 postes qui t'intéressent. À l'entretien, on te posera une question sur tes envies — mieux vaut répondre de façon concrète.
  4. Faire le simulateur de Dapar dans l'espace personnel avec le chronomètre, et décider à l'avance dans quelle langue tu vas le passer.

8. Le jour du Tsav Rishon : ce qui aide vraiment

  • Bien dormir — au moins 7-8 heures. Les tests ne se repassent pas, une boisson énergisante ne remplace pas le sommeil. Si tu ne te sens pas bien, dis-le aux évaluateurs, ça compte.
  • Vérifier le trajet à l'avance. Le transport est gratuit : 48 heures avant la convocation, le billet se charge sur ta carte Rav-Kav.
  • Prendre de l'eau et un en-cas — la journée est longue.
  • Ne pas rester sur ton téléphone dans la file d'attente — parle avec ceux qui t'entourent.
  • Ne rien cacher et ne joue pas un rôle. Si tu essaies de coller à un « profil idéal » imaginaire, tu risques d'atterrir sur un poste qui ne te convient pas.

9. Les idées reçues qui gênent

Idée reçueCe qu'il en est vraiment
« On va te garder jusqu'à la nuit »Les bureaux de recrutement fonctionnent jusqu'à 17h. Si tu n'as pas fini, on te reconvoquera
« L'analyse d'urine, c'est pour dépister la drogue »Elle porte sur la santé : sucre, protéines, cellules sanguines. Si tu as consommé quelque chose, mieux vaut le dire toi-même à l'entretien
« On peut amener un ami à l'examen médical »Seul un proche parent au premier degré ou un tuteur majeur peut t'accompagner, et sur demande à l'avance : trois semaines avant via une démarche dans l'espace personnel (14 jours si la convocation est arrivée moins d'un mois avant ; 24 heures si moins d'une semaine avant)
« Il faut apprendre par cœur une liste de mots »Ces listes trouvées sur internet ne viennent pas de Tsahal, les mots des tests changent
« Les aménagements scolaires s'appliquent automatiquement »Non : il faut des diagnostics officiels, chargés à l'avance
« Ne cocher qu'un seul poste est le moyen sûr de l'obtenir »Au contraire, ça diminue tes chances
« Le Kaba décide de tout »Le Kaba a été supprimé en 2021, cette note n'existe plus

10. Tu as raté une sélection — et après ?

Les sélections ont des « portes de secours », et c'est une pratique officielle :

  • tu as raté la sélection physique du cours de pilotage → une semaine d'entretiens ou une sélection pour le cours « Hovlim » (commandants de navire) et les sous-marins ;
  • tu as fait la « journée des compagnies de reconnaissance » mais raté le gibouch combiné → sélection pour « Hovlim »/sous-marins (elle n'est pas physique) ou entretien pour « Egoz » et « Maglan » ;
  • tu as raté le gibouch de la « Chayetet 13 » → même chose ;
  • tu as terminé le gibouch de l'état-major général ou de la « Chayetet » mais tu n'as pas été pris → on t'examine pour l'unité 669 et la brigade « Commando ».

Si tu as raté le gibouch en cours de route (abandonné avant la fin), ces solutions de repli ne s'appliquent pas, mais il reste les postes « sans sélection » et d'autres filières.

11. Pour les nouveaux immigrants

Le test psychotechnique peut être passé en français. Depuis 2021, chaque candidat choisit lui-même la langue du Dapar : français, russe, anglais, espagnol, amharique, arabe ou hébreu. La note d'hébreu est attribuée séparément à l'entretien, et elle n'influence pas le Dapar.

Le cours d'hébreu à l'armée — sur la base « Michve Alon », près de Karmiel, dure environ trois mois. Pour les garçons, deux compagnies sont formées selon le niveau de langue. À la fin du cours : instruction au tir de niveau 02, examens d'hébreu et rencontre avec un officier d'affectation, qui attribue le poste. Ceux qui sont orientés vers le combattant partent en gibouch directement pendant le cours.

Le cours « Nativ » — pour les soldats non reconnus comme juifs selon la Halakha. Trois formats : en début de service (internat « Hodayot », environ 3,5 mois), le « cours ivri » — une suite après le cours d'hébreu, et « Nativ en cours de service » (pour les garçons, après un an et quatre mois de service). Contenu : identité juive, découverte d'Israël et de la tradition, avec deux séminaires de préparation au guiour si tu le souhaites.

12. En cas de diagnostic ou de difficultés scolaires

La calculatrice, les pauses entre les parties et la lecture des questions à voix haute sont désormais accordées à tous, sans document. Des aménagements supplémentaires (par exemple un test adapté en cas de TDAH) — sur présentation de documents.

  • Les documents se chargent sur le site avant le Tsav Rishon ; ils sont vérifiés par les spécialistes du service psychotechnique, la réponse arrive par courrier ou par SMS.
  • Envoyer ces documents n'abîme pas tes résultats. Au contraire — ça aide à montrer tes vraies capacités.
  • Sont acceptés : le rapport d'une commission sur la caractérisation et les droits, un bilan psychologique ou psychopédagogique complet, un rapport psychiatrique ou neurologique, une ordonnance pour un traitement du TDAH avec un diagnostic établi par un neurologue, un psychiatre, un psychologue ou un médecin traitant qualifié pour ça.
  • Un document n'est accepté que s'il est signé par un spécialiste habilité, s'il contient toutes les pages dans l'ordre (annexes comprises), et s'il a été fait au plus tôt pendant les vacances d'été entre la 6ᵉ et la 7ᵉ année scolaire.
  • Les aménagements scolaires ne se transfèrent pas automatiquement au test de l'armée — il faut précisément ces documents.

13. D'où viennent ces informations